L’origine des ombres

CPH321 (aka Philippe Craste) rassemble une partie de ma production plastique à partir de 2000 et ma production musicale débutée en 2010

Le bricolage, pratique magique

Production musicale

Après une expérience en tant que batteur au sein du groupe de rock industriel Sous La Ruine, j’ai fait le choix en 2010 de produire seul.
Avec le projet CPH321, il s’agit de prolonger en musique ma production plastique.
Refusant toute pratique instrumentale, j’utilise par ordinateur uniquement des sons préfabriqués, glanés sur des supports très variés (échantillons publicitaires, éléments de musiques  ethniques, baroques, etc).
Chaque élément est retravaillé parfois jusqu’à produire un tout nouveau son. Je détourne, coupe, distords, colle.
Chaque morceau est conçu comme un poème, adoptant de multiples formats, d’une à vingt minutes, jusqu’ à près d’une heure.
Hypnose, transe, thématique du passage, un fleuve venimeux qui coule depuis les limbes jusqu’à la catharsis.

Production plastique

Dans le prolongement de ma production initiale d’huiles, acryliques, encres et volumes, le projet CPH321 est né, pour sa partie plastique, en 2000.
Des objets rituels sont fabriqués pour un cabinet de curiosités, par des gestes archaïques, essentiels (couper, casser, clouer, emmailloter), sur des matériaux glanés.
Des encres et collages parcourent les pathologies de la mémoire, classées en dossiers.
Des images numériques sont fabriquées à partir d’images retravaillées par des applications basiques grand public pour faire apparaître des fantômes.
Cette production est déposée dans des valises-cercueil. Il faut ouvrir les valises et les dossiers, faire passer de main en main les papiers et les objets. Il s’agit d’une cérémonie.